Alors que les Hiragana ont été créés par les femmes de la cour impériale en simplifiant la forme globale des Kanji, les Katakana ont été inventés par des moines bouddhistes masculins. Pour annoter rapidement la prononciation des textes sacrés chinois, ils ont simplement isolé une petite partie (un coin, un trait) d'un Kanji existant.
C'est ce qui explique leur apparence très caractéristique : des lignes droites, des angles nets et des traits francs, presque coupés au sabre.
Aujourd'hui, vous ne trouverez jamais de mots purement traditionnels ou de grammaire japonaise écrits en Katakana. Ils ont des rôles très spécifiques :
Pour un francophone ou un anglophone, les Katakana sont une mine d'or absolue. Une fois que vous savez lire cet alphabet, vous connaissez instantanément des milliers de mots de vocabulaire sans même les avoir appris ! Il suffit de lire la syllabe à voix haute et d'écouter la magie opérer :
Puisque les Katakana servent à traduire des mots étrangers, ils ont été forcés de s'adapter pour créer des sons qui n'existent pas naturellement en japonais (comme le "V", le "F", le "TI").
Le système a donc inventé des combinaisons spéciales : par exemple, pour faire le son "FA", on combine le Katakana "FU" (フ) avec un petit "A" (ァ) pour donner ファ (Fa).
Dans un premier temps, les Katakana semblent être un "doublon" inutile. Pourtant, lorsque vous atterrirez à Tokyo, vous remarquerez que presque toutes les enseignes de magasins, les menus de restaurants et les affiches publicitaires en sont remplis.
Avec KanaYomou, nous exploitons à fond la magie de ces "mots transparents". Dès vos premières lectures, nous utilisons des textes modernes et des scènes du quotidien pour vous entraîner à déchiffrer ces mots familiers cachés derrière des traits anguleux !